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CARMEN (1875)

O ESPETÁCULO (Bastille, 2017)
Por ter visto ainda há pouco esta produção (encenação de Calixto Bieito) desta vez sem Roberto Alagna, pude concentrar-me na partitura de Bizet. Fico sempre espantado com o número de árias e peças orquestrais que passaram para o domínio popular. Há compositores com várias óperas que, juntas, não têm tanta riqueza quanto esta única ópera. A orquestra foi dirigida por Mark Elder e nos principais papeis tivemos: Anita Rachvelishvili (Carmen), Bryan Himel (Don José), Marina Costa-Jackson (Micaela) e Ildar Abdrazakov (Escamillo). Muito bom, para variar. Paris 06.2017 Bastille 4/5

Se a memória não me falha, vi Carmen em cena uma única vez (no Coliseu do Porto em 1998). Pela mesma altura Bieito Calixto preparava a encenação da produção que pude ver há dias. Ouvi falar muito mal desta encenação, que mesmo assim continua a ser apresentada depois de tantos anos após a sua criação. Achei-a bem interessante, moderna, e perfeitamente legível. Quanto aos cantores, a estrela da noite foi Roberto Alagna, que cantou muito bem, mas pouco melhor que as protagonistas que encarnavam Carmen e Micaela. Paris 03.2017 Bastille 4/5

LA DAME BLANCHE (1825)

A obra que vale a Boieldieu a sua fama atual é a opéra-comique La Dame blanche, uma obra de um romantismo quase escolar. Tem até um palácio assombrado pelo fantasma da mulher de branco e um herdeiro desaparecido há muito que aparece para o feliz desenlace da trama e é reconhecido por uma velha governanta. Lugares-comuns de tantas obras do romantismo da época de Walter Scott (as suas obras Le Monastère e Guy Mannering estão na origem de La Dame Blanche). A música de Boieldieu também não tem a excelência do seu contemporâneo e rival Rossini. Mas o espetáculo a que assisti acaba por ser maravilhoso, por todas as suas componentes. Há duas ou três canções que ficam no ouvido e que lembram a tradição dos troubadours. Nem o teatro nem a música são excecionais mas ambos, no contexto de uma boa produção, com bons intérpretes, garantem um bom espetáculo, como o que vi há dias. Paris 03.2020 Opéra-Comique 3,5/5
Direction musicale de Julien Leroy, Mise en scène de Pauline Bureau, com Philippe Talbot, Elsa Benoit, Sophie Marin-Degor, Jérôme Boutillier, Aude Extrémo, Yann Beuron, Yoann Dubruque. Choeur Les éléments, Orchestre National d’Île-de-France

FAUST (1859)

A OBRA 

GÉNERO Ópera com um prólogo e quatro actos TÍTULO: Faust COMPOSITOR: Charles Gounod ANO: 1859 LIBRETO: Jules Barbier et Michel Carré, baseado no livro 1 de Faust, de Goethe OBRA: Ópera em cinco actos CRIAÇÃO Paris: Théâtre-Lyrique 19.03.1859

ESPETÁCULO (Opéra-Comique, 2025)


DIREÇÃO MUSICAL Louis Langrée ENCENAÇÃO Denis Podalydès CENÁRIOS Éric Ruf FIGURINOS Christian Lacroix CANTORES Julien Dran (Faust), Jérôme Boutillier (Méphistophèles), Vannina Santoni (Marguerite), Lionel Lhote (Valentin), Juliette Mey (Siebel), Marie Lenormand (Dame Marthe), Anas Séguin (Wagner) CORO Choeur Opéra de Lille ORQUESTRA Orchestre National de Lille 

VISTO Paris: Opéra-Comique 21.06.2025


Artigo do site Opera Online:

Un triomphe pour la version originale de Faust à l’Opéra-Comique 

À l’Opéra-Comique, Faust fait l’événement, mine de rien, avec Faust (après, début mai, l’Opéra de Lille, instigateur de la production). Ce n’est ni l’œuvre la plus inattendue du répertoire, ni le tandem artistique (Louis Langrée / Denis Podalydès, déjà ensemble dans Le Comte Ory en 2017 et la reprise de Fortunio en 2019) le plus inopiné de l’histoire de Favart, mais le spectacle est un flot ininterrompu d’étincelles scéniques sagaces et d’une musique servie sur un plateau d’argent. Une conjoncture du bonheur qui n’arrive pas si souvent.  

Attention aux contrefaçons : on ne parle pas du Faust grand-opéra pour l'Opéra de Paris en 1869, mais de la version originelle créée au Théâtre-Lyrique dix ans plus tôt, avec dialogues parlés (donc un opéra-comique), reconstituée par Paul Prévost et le Palazzetto Bru Zane. On pourrait faire les comptes d’apothicaire sur ce qu’il y a (comme une cabalette de Faust après « Salut, demeure chaste et pure », que le créateur du rôle n’avait pas souhaité chanter) ou de ce qu’il n’y a pas (« Avant de quitter ces lieux », le ballet ou la Ronde du Veau d‘or); là n’est pas la question, car cette proposition doit se vivre à travers sa cohérence dramaturgique, en particulier dans la transmission lucide et prenante qu’en fait le metteur en scène Denis Podalydès, et qui dénote évidemment avec la version de concert qu’on avait entendue en 2018 au Théâtre des Champs-Élysées !  

Ce qui frappe d’emblée, ce sont les lumières gothiques, en aspect « bougie », de Bertrand Couderc, où les ombres vivent davantage dans l’esprit des personnages qu’elles ne s’étalent sur les surfaces des décors métalliques et maniables d’Éric Ruf. Les préoccupations et croyances de l’individu prévalent sur son environnement (en costumes du Paris de Gounod, société industrielle et bordels à bloc). L’économie visuelle d’accessoires met en valeur leur apparition en suspension depuis les cintres, ou les gestes de deux comédiens, sbires de Méphistophélès. Une tournette figure la marche du monde, la propulsion, la vitesse des pas et des forces contraires, qu’elles viennent de Dieu ou du diable. En revanche, les émotions restent à hauteur de spontanéité humaine et d’infusion poétique. Car sélectionner l’action juste au bon moment consiste en fait à en décupler l’importance et la signification, d’autant que la matière théâtrale déclamée terrasse par sa vérité, en continuité du chant. L’habileté de Denis Podalydès à l’emboîtement de l’illustration et de l’interprétation (parfois ironique), du fait divers et de l’incursion fantastique, concourt à l’immense réussite de la soirée, en plus de sidérantes chorégraphies (Cécile Bon) jusqu’à l’épuisement, accentuant le sentiment d’une plongée dans l’abîme avec les moyens d’évocation infinis du langage théâtral. Chaque (arrière-)pensée se ressent, chaque mouvement s’inscrit dans une utilité plus large.  

Avec une distribution qui se prend au jeu, tout va. C’est le cas ce soir, dans un panorama souverain de ce que le chant français offre de meilleur, jusqu’aux excellents numéros de la terre-à-terre Marie Lenormand (Marthe) et du goguenard Anas Seguin (Wagner). La rationalité et la fidélité fortifient l’impétueux Siebel de Juliette Mey, quand le sautillant Lionel Lhote fait déborder en envolées la force morale de Valentin. Le choix des nuances de Jérôme Boutillier commence dès le parlé, aussi fouillé que le chanté. Par un souffle long, son Méphistophélès répartit une idée unique de façon égale sur toute la taille de la phrase, avant de changer d’orientation à la phrase suivante. En découle un diable instable, clair sur le moment et inattendu dans ses bifurcations. S’il est terrifiant, c’est parce qu’il ne l’est pas distinctement, sous sa verve sérieuse et rigolarde, sans surjeu. Vannina Santoni facilite toujours l’élancement vocal d’une Marguerite perspicace, à l’ornement inné et à la pensée active. L’air des bijoux enchante par exemple par ses digressions délicates, mais la soprano compose tout le rôle d’échappées directes, comme des cadavres exquis unis par l’élégance de l’émission et de l’histoire à raconter par la musique. La douleur de Marguerite s’extériorise en la beauté d’un combat qu’elle sait perdu d’avance et pour lequel elle œuvre de tout son cœur, dans un portrait multidimensionnel. Julien Dran est clarté et densité, et bien plus encore. Les notes ne sont pas qu’une étape d’un cheminement mélodique ; elles servent aussi à asseoir une justesse de leur sculpture, de leur intention. Faust, homme de la pensée, vit ainsi tout de l’intérieur, même l’amour passager pour Marguerite qui le consume, et continûment dans la complétude du trait.  

Si le Chœur de l’Opéra de Lille a la matière sonore entre deux chaises, tantôt pressante, tantôt traînante, il a le mérite de se parer de nombreuses couleurs. Du côté de l’Orchestre National de Lille, on ne pourra que regretter le léger manque de netteté chez les violons, pas toujours synchronisés dans leurs départs et leur exactitude, au sein des trésors harmoniques que les instrumentistes déploient ensemble – sublimes solos de cor, clarinette et basson. Louis Langrée donne à tous les pupitres leur instant implacable de gravité, et en extirpe une articulation distincte tout en les mélangeant de manière très homogène. Le chef lance un motif dans la fosse, pris en relais par les chanteurs, puis à nouveau par les instrumentistes. Rien ne se perd dans cette vive réaction chimique qui rejoint les frémissements, haut-le-corps et soupirs corporels induits par les protagonistes de Faust. Cette direction de thriller hollywoodien est comparable à une caméra omnisciente qui infiltrerait la moindre psyché. Elle insère des virgules, des italiques, des guillemets, un langage supplémentaire comme l’oralité transforme la grammaire théâtrale de l’écrit. Plutôt que d’agir sur le tempo, Louis Langrée a la main sur le temps, celui d’une action à l’effet papillon, celui d’un Faust de l’éternité, celui d’un pacte dont la magie ne s’estompe en aucun cas à la sortie.

Thibault Vicq (Paris, 21 juin 2025)


DISCOTECA

FAUST (versão 1859)
Christophe Rousset, Les Talents Lyriques
Flemish Radio CHOIR
Livre-Disque Bru Zane 2019
NT

BIBLIOTECA

FAUST (2024)
Programme, Opéra-Comique juin 2025
BIBLIOTECA F
Leituras juin 2025

LE DR. MIRACLE (1857)

A OBRA (G. Bizet, 1857)

O ESPETÁCULO (T. Châtelet, 2025)



LA BELLE HÉLÈNE (1864)

A OBRA (Offenbach, 1864)
COMPOSITOR Jacques Offenbach LIBRETO CRIAÇÃO Paris: Théâtre des Variétés 12.1864

O ESPETÁCULO (TCE, 2021)

La Belle Hélène é uma das obras mais celebradas de Offenbach, com várias árias famosas. No entanto, preferi a opereta de Charles Lecocq que vira no dia anterior porque o espetáculo foi sem dúvida muito superior. Na Belle Hélène há um evidente desequilíbrio entre os momentos musicais e os momentos falados, que tiveram de ser adaptados à nossa atualidade. A música é excelente e gostei de ouvir as árias que só conhecia do disco. Mas as intervenções faladas são longas e entediantes. Foi uma versão de concerto (que antecede a versão cénica em Lille, para breve). Parece me que Offenbach precisa de uma representação visual e teatral para ser devidamente apreciado. Paris 2021 Théâtre des Champs-Elysées 3/5

Direção musical de Alexandre Bloch & Orchestre National de Lille e Chœur Septentrion, com a mezzo-soprano Gaëlle Arquez (Hélène) e Cyrille Dubois (Pâris).

O ESPETÁCULO (T. Châtelet, 2015)
La Belle Hélène é uma opereta muito conhecida de Offenbach que parodia com bastante humor o mundo da ópera séria e também o mundo da antiguidade clássica. Os encenadores desta produção, Giorgio Barberio Corsetti e Pierrick Sorin, foram muito felizes ao recorrerem às novas tecnologias para encenar esta obra do século XIX. O espetador pode ver a ação em dois planos: um inferior constituído pelo palco com fundo azul, e outro superior, com um ecrã tripartido que projeta o que se passa no palco mas com um fundo preenchido. Já tinha vista este procedimento noutra produção assinada pelos mesmos encenadores, e apesar de não ser novidade, consegue sempre surpreender e encantar os espetadores. Mais uma vez o Châtelet acertou. Paris 06.2015 Châtelet 5/5

BIBLIOTECA

La Belle Hélène (2001)
Programme TC 2001)  

LA BELLE HÉLÈNE (1999)
Programme Festival d'Aix-en-Provence 1999
BIBLIOTECA F

LA NONNE SANGLANTE (1854)

Esta é uma daquelas óperas caídas no esquecimento depois da criação, há mais de 150 anos. Esquecimento muito injusto. Vi um espetáculo de quase três horas sem falhas maiores e sem momentos dispensáveis ou desinteressantes. Acontece por vezes aos melhores, como Wagner. La Nonne Sanglante é a segunda ópera de Gounod e foi um fracasso na estreia. A ópera deve tudo ao romantismo da época. Adapta uma história de Lewis Monk, pioneiro da literatura gótica, e inspira-se numa adaptação teatral francesa desse romance. Conta a história de um fantasma, o espírito de uma mulher morta pelo amante e que não deixa os vivos em paz enquanto não for vingada. Vai assim separar dois amantes e utilizar o noivo para vingar o crime passado. A grande estrela deste grande espetáculo é Michael Spyres no protagonista masculino, um papel difícil que ele serve de forma superior. Na verdade, gostei de tudo, sendo o equilíbrio o grande trunfo desta produção da Opéra-Comique. Até a encenação, tantas vezes a má da fita, deixa boa memória. A Opéra-Comique continua a assegurar um serviço público digno de nota. Paris 06.2018 OC 5/5

Direção musical: Laurence Equilbey & Insula Orchestra, Choeur Accentus. Mise en scène: David Bobée. 
Cantores: Michael Spyres, Vannina Santoni, Marion Lebègue, André Heyboer, Jodie Devos, Jean Teitgen, Luc Bertin-Hugault, Enguerrand De Hys, Olivia Doray

DIALOGUES DES CARMÉLITES (1951)

A OBRA (Poulenc, 1951)

O ESPETÁCULO (ROH, 2014)
Desta curta estadia em Londres o melhor momento cultural foi ter assistido à ópera de Poulenc, Dialogues des Carmélites, vista na Royal Opera House. Sempre quis ver esta ópera, da qual conhecia através do disco apenas o momento final, o mais famoso da obra. É um dos grandes momentos operáticos do século XX, adaptando um texto de Bernanos. Foi criada em 1957 no Teatro Alla Scala, em italiano, e ganhou a sua referência discográfica no ano seguinte com Pierre Dervaux à frente da Opéra de Paris com Denise Duval, Régine Crespin e Rita Gorr.
Tive a sorte de assistir a uma encenação consagrada desta obra, assinada por Robert Carsen, e que circula pelo mundo desde 1997 para prazer dos melómanos. É uma encenação ideal, despojada e muito bela. A direção musical coube a Simon Rattle e o elenco contou com Deborah Polaski, Sally Matthews, Sophie Koch, Thomas Allen, entre outros. Londres 2014 Covent Garden 5/5

BIBLIOTECA (1)

Opéra National de Paris, novembre 2024

Francesca Zambello: Le Triomphe de l'esprit humain

Henri Hell: La rencontre d'un texte et de son musicien

Pierre Bernac: Un art de suggestion

Correspondance

Philippe Fénelon: Chemin de perfection

Michel Schneider: La terreur des raisons

Monseigneur Patrick Chauvet: Bernanos, un prophète pour notre temps

Alain Patrick Olivier: Figures de la Peur et figures de la Grâce

Vincent Vives: Le transfert de la grâce et la transgression nécessaire

Michel Onfray: Entre désir de force et palisir de la défaillance

A OBRA

COMPOSITOR: Francis Poulenc CRIAÇÃO: Milão 26.01.1957 Scala, direção musical de Nino Sanzogno (versão em italiano) Paris 26.06.1957 Opéra Garnier, direção musical de Pierre Dervaux (versão em francês)

O ESPETÁCULO (Paris, 2024)

O ESPETÁCULO (Londres, 2014)

Londres, ROH 2014, dir. Simon Rattle enc. Robert Carsen


A OBRA

COMPOSITOR: Francis Poulenc CRIAÇÃO: Milão 26.01.1957 Scala, direção musical de Nino Sanzogno (versão em italiano) Paris 26.06.1957 Opéra Garnier, direção musical de Pierre Dervaux (versão em francês)

O ESPETÁCULO (Paris, 2024)

O ESPETÁCULO (Londres, 2014)

Londres, ROH 2014, dir. Simon Rattle enc. Robert Carsen

MANON (1894)

A OBRA (Massenet, 1894)


O ESPETÁCULO (Bastille, 2025)
  • DIREÇÃO MUSICAL Pierre Dumoussaud, Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris INTÉRPRETES Amina Edris (Manon), Benjamin Bernheim (Chevalier des Grieux), Andrzej Filonczyk (Lescaut) VISTO Opéra Bastille 26.05.2025 
  • DIREÇÃO MUSICAL Pierre Dumoussaud, Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris INTÉRPRETES Amina Edris (Manon), Roberto Alagna (Chevalier des Grieux), Andrzej Filonczyk (Lescaut) VISTO Opéra Bastille 1

O ESPETÁCULO (Opéra-Comique, 2019)

 
Manon volta ao palco onde foi criada em 1894: a Opéra-Comique. Um regresso triunfante devido a três grandes nomes da cena artística francesa atual: a soprano Patricia Petibon (Manon), o maestro Marc Minkowski (à frente dos Musiciens du Louvre) e o encenador Olivier Py. Mesmo depois de ter lido o romance Manon Lescaut, de Prévost, e visto a ópera, não consigo sentir empatia por esta personagem misteriosa, que não resiste à perdição, que não evita a infidelidade e o luxo, a que não resistira também. Paris 05.2019 4/5

DISCOTECA 

Monteux/1955
DISCOTECA 

Etcheverry/1997 ext  
DISCOTECA 

Platée (TCE, 2019)

 

Platée (Rameau)
TCE, mars 2019?

Mesmo que a história de Platée pouco me interesse, esta ópera ganha muito com a encenação e perde muito quando é apresentada em versão de concerto como foi o caso ontem no Théâtre des Champs-Elysées. Mas os intérpretes souberam dar a volta a esta limitação e acabaram por arrancar muitos risos ao público. Os cantores foram também excelentes comediantes. Paris 3/5
Direção musical de Alexis Kossenko à frente da Orchestre et Chœur Les Ambassadeurs. Com Anders J. Dahlin (Platée), Chantal Santon-Jeffery (Amour / La Folie), Thomas Dolié (Jupiter), Hasnaa Bennani (Thalie / Clarine / Junon), Arnaud Richard (Un satyre / Cithéron), Nicholas Scott (Thepsis / Mercure), Victor Sicard (Momus).

DON QUICHOTTE (1902)

A OBRA (Massenet)

O ESPETÁCULO (Bastille, 2024)

BIBLIOTECA:

Programme ONP, mai 2024
BIBLIOTECA

Cervantès et son Don Quichotte,
par Pierre Darnis

Don Quichotte ou le triomphe de l'éclectisme,
par Jean-Chistophe Branger

Un exotisme crépusculaire,
par Raffaele D'Eredità 

Des moulins et des géants,
par Marina Mestre Zaragozá 

Vers la mélancolique mort de Don Quichotte,
par Jocelyne Aubé-Bourligueux

Livret

DON QUICHOTTE 
BIBLIOTECA P


MÉDÉE (1693)


Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : Médée, tragédie lyrique en un prologue et cinq actes.

Livret de Thomas Corneille  Création à Paris, Académie Royale de Musique, le 4 décembre 1693

Mise en scène : David McVicar.

Décors et costumes : Bunny Christie. 

Chorégraphie : Lynne Page. 

Avec : Lea Desandre, Médée ; Reinoud van Mechelen, J

ason ; Laurent Naouri, Créon ; Ana Vieira Leite, Créuse ; Gordon Bintner, Oronte ; Emmanuelle De Negri, Nérine. 

Les Arts Florissants, direction : William Christie



Críticas:

RESMUSICA (Alain Attyasse) 

L'amour de William Christie pour la tragédie lyrique Médée de Marc-Antoine Charpentier est proverbial, l'ayant notamment gravée à deux reprises dans des enregistrements qui ont fait date, en 1985 et 1995. Il est le directeur musical de cette nouvelle production à l'Opéra de Paris, sur la scène du Palais Garnier.    

C'est, il faut le dire tout de suite, l'élément sur lequel repose le succès de cette soirée, dirigeant les Arts Florissants d'une tension dramatique absolument admirable tout au long des trois heures de l'œuvre, ménageant avec intelligence les effets d'urgence, William Christie mène le spectateur dans un voyage psychologique où tout le déroulé du synopsis apparaît de façon clairvoyante et évidente.  Musicalement, les points positifs sont constitués par les deux chanteurs du couple principal. Lea Desandre, malgré un volume peut être un peu faible pour emplir de façon généreuse la profondeur du Palais Garnier, est une tragédienne convaincue et pleinement engagée dans le rôle de Médée dont elle brosse un visage humain plutôt que celui de la magicienne assoiffée de sang. La scène des Enfers la dépasse un peu dans l'incarnation et l'autorité, la rendant bestial là où parfois un peu de retenue aurait permis un plus grand effroi. Mais l'amoureuse qu'elle sait être, la femme blessée, l'épouse délaissée sont autant de facettes qu'elle vit intensément et parvient à transmettre de façon touchante au spectateur. Son partenaire, Reinoud van Mechelen, remporte également tous les suffrages dans un bien lâche Jason qui ne sait pas prendre de décision sur son sort et laisse les autres trancher pour lui. La diction est exemplaire et la projection de la voix est correcte. L'évolution du personnage est bien construite, rendant l'inconsistance de ce anti-héros au centre de l'action dont il ne maitrise pas le déroulé. La voix d'Ana Vieira Leite en Créuse est fruitée, pleine d'attendrissement et dont la naïveté n'est que le ramage d'un esprit avide et malin. Sa dernière scène est poignante, appelant une sincérité bienvenue à l'heure de sa mort. C'est un vrai luxe que d'avoir une Emmanuelle de Negri en Nérine, rôle dont l'intervention est assez faible, mais qu'elle défend ardemment. Le roi Créon est chanté par Laurent Naouri. On connaît le chanteur, à la voix grasse et bien assise. Toutefois, il dépeint, comme il le fait régulièrement sur des rôles plutôt issus du répertoire comique, un roi goguenard, familier et assez peu noble. A son habitude, il joint ses jambes et sautille tout en chantant pour caractériser l'aspect moqueur et duplice du roi vis-à-vis de Médée qu'il s'agit de tromper habilement. Le recours systématique à cette façon de procéder le fait rapprocher automatiquement d'autres rôles moins altiers, et Créon perd ainsi sa consistance royale alors qu'elle est tout l'enjeu de la croyance qu'a Médée dans la parole du roi. Faire sauter sa fille sur ses genoux ou bien finir sa scène de folie pantalon aux genoux sont des pis-aller imposés par une mise en scène réductrice.    

En effet, la mise en scène de David McVicar (datant de 2013 à l'ENO) se contente de tableaux bien menés, correspondant à chacun des actes. Sans que cela soit très explicité, l'action se situe dans des bureaux de l'armée britannique lors de la Seconde Guerre mondiale. Lupanar avec lumières rouges au second acte quand l'Amour intervient et Enfers qui proviennent des profondeurs de la terre au troisième acte s'insèrent dans un grandiose intérieur bourgeois. Mais les costumes manquent d'envergure (on se croirait dans un mauvais remake de Captain America au troisième acte ou bien dans un film d'horreur de seconde zone) et la chorégraphie est d'une pauvreté assez affligeante. Ne cherchant qu'à marquer les pas dans une mauvaise comédie musicale, les danseurs ne peuvent danser que pour eux, sans esprit de groupe et surtout sans s'insérer dans l'action de divertissement qu'ils sont censés illustrer.  

Il fallait faire entrer Médée dans le répertoire courant de l'Opéra de Paris. C'est chose faite et, musicalement parlant, absolument probant. Mais une mise en scène ou plus conventionnelle ou plus explosive aurait été plus intéressante que la tiédeur proposée par David McVicar pour la tragédie lyrique aussi singulière et exceptionnelle qu'est le chef-d'œuvre unique de Charpentier.  


FORUMOPERA

Une Médée so british

Tragédie mise en musique en cinq actes et un prologue  

Pour le retour de Médée à l’Opéra de Paris après 300 ans d’absence, c’est la production de David McVicar, créée en 2013 à l’English National Opera (ENO) et reprise à Genève en 2019 qui a été choisie. Et pour cause, elle est d’une grande efficacité, même si force est de constater qu’elle a avant tout été pensée pour un public à la fois anglais et peu familier du répertoire baroque français.  Ainsi, l’action se voit transposée en Angleterre durant la Seconde guerre mondiale. Ce déplacement ne sert que de prétexte à de beaux tableaux et vise certainement à diminuer la distance qui nous sépare du mythe grec pour favoriser l’identification. Le décor, signé Bunny Christie, déploie l’élégant intérieur des bureaux de l’Armée, dirigée en l’occurrence par le personnage de Créon. Jason devient pour l’occasion capitaine de la marine tandis qu’Oronte appartient à l’armée de l’air, rivalité facile mais efficace. S’en dégage une beauté esthétique évidente, ne serait-ce qu’au niveau des costumes, de Bunny Christie également, particulièrement somptueux. Le tableau du divertissement de l’acte II est une réussite totale, transformé en cabaret avec l’Amour surgissant d’un avion militaire recouvert de paillettes. Le jeu de lumières de Paule Constable transcende le tout et voit le rouge de l’Amour se muer in fine en rouge sanguinolent, annonciateur du drame à venir. Les chorégraphies de Lynne Page assurent de belles transitions et des ballets très rythmés.   

Toutefois, l’approche trouve ses limites dès qu’elle n’est pas poussée jusqu’au bout. Une forme de légèreté généralisée domine et jamais les horreurs de la guerre ne trouvent ne serait-ce qu’un écho. En outre, la transposition ne fonctionne plus à compter de l’irruption de la magie de Médée. La folie ensorcelée et démoniaque de l’héroïne détonne en ces lieux et au milieu des soldats et ne trouvera pas spécialement d’explication. Pourquoi ne pas être resté réaliste jusqu’au bout, par cohérence, en transformant par exemple les sorts de Médée en de simples empoisonnements ?

Reste que la beauté des tableaux assure un réel divertissement et que ces quelques réserves sont largement éclipsées par l’excellence du plateau vocal. Lea Desandre crève la scène. La voix est d’une chaleur remarquable, généreuse et pleine de fines nuances. Son jeu théâtral est en parfaite osmose avec son instrument, ce qui est assez rare pour être souligné. La palette d’états émotionnels convoquée est large et toujours très juste. Sa Médée accomplit une évolution fascinante et chacune des intentions de la mezzo-soprano est toujours crédible. Brava! 

Le Jason de Reinoud Van Mechelen est, comme à l’accoutumée, techniquement irréprochable. La capacité du ténor à allier un volume de voix très important et une douceur de gaze est toujours aussi sidérante et si singulière. Le timbre se prête parfaitement au rôle, sans surprise. On peut toutefois regretter un jeu d’acteur qui gagnerait à développer plus de nuances.  

Ana Vieira Leite est une Créuse idéale : sa voix d’une pureté cristalline lui permet d’incarner l’innocente victime de l’héroïne éponyme avec brio. Sa dernière scène est particulièrement bien menée, la soprano sachant doser volume et vibrato en fonction de la torture imposée par la robe empoisonnée et de l’état de ses forces qui la quittent. 

Laurent Naouri est un Créon exceptionnel. La profondeur du timbre et la présence scénique en font un titulaire marquant du rôle, passant de la noblesse d’un chef de guerre à l’absurdité d’une scène de folie totalement maîtrisée. 

En Oronte, Gordon Bintnet convainc plus par son jeu scénique que par sa voix qui manque parfois de projection. Mais il campe une version triomphante et toxique du personnage qui se marie idéalement à l’approche de Mc Vicar.

Emmanuelle de Negri est une Nérine de luxe et offre une performance bouleversante, notamment lors de la dernière scène. Au-delà d’une technique évidemment impeccable, tout son art s’accomplit dans une diction ultra travaillée et très intelligente.

La Cléone d’Élodie Fonnard emporte l’adhésion à chacune de ses apparitions, notamment lorsqu’elle rapporte la poignante mort d’Oronte et le suicide de Créon. Lisandro Abadie est un Arcas solide sur ses appuis tandis que Mariasole Mainini propose une Italienne pétillante.  Julie Roset est le joyau de la soirée : ses aigus d’une facilité déconcertante sont à l’image d’une grâce et d’un charisme évidents. Le tableau de l’Amour est le plus réussi et la malice de la chanteuse ravit le spectateur. C’est peu dire que ce sont là de fracassants débuts à l’Opéra de Paris et il est évident que la soprano a vocation à prendre des rôles titres, sur cette même scène, dans les années qui viennent.  Les captives, Juliette Perret et Julia Wischniewski, offrent d’envoûtantes envolées, tandis que Maud Gnidzaz et Alice Gregorio charment le spectateur durant le chœur des trois voix. Virginie Thomas est un fantôme glaçant lorsqu’elle dédouble Créuse. Enfin, Clément Debieuvre, Bastien Rimondi et Matthieu Walendzik sont des démons, Jalousie et Vengeance déterminants dans le succès des scènes d’incantations, contribuant à leur conférer toute leur étrangeté par une nasalisation bienvenue.  Le chœur des Arts Florissants, dirigé Thibaut Lenaerts, réalise un sans faute de rythme, de justesse et de diction. Qu’il soit en coulisse ou sur scène, chaque apparition fonctionne. Au pupitre, William Christie est ici chez lui : il connait et surtout adore cet opéra plus que quiconque lui qui, pour rappel, en a proposé le tout premier enregistrement mondial à la fin des années 1980 et considère Chaprentier comme supérieur à Lully. Sa battue est un franc succès, le jeu des volumes, des tempi et des contrastes est habilement tissé et instaure une interaction intelligente entre scène et fosse. L’orchestre des Arts Florissants se trouve dans une grande forme pour cette première et déploie avec aisance son excellence bien connue.  

Le succès de ce retour de Médée à l’ONP se mesure aussi et surtout à l’applaudimètre et devrait peut-être appeler encore plus de baroque sur cette scène. Castor et Pollux est programmé pour la saison 2024-2025, mais ne pourrait-on pas espérer prochainement un Lully également ?   

Tancrède Lahary


03.2023

Cyrille Dubois,Sala Théâtre des Champs-Elysées,Ópera Espetáculo*,Hervé Niquet,CHARPENTIER Marc-Antoine,Véronique Gens,Ópera*,Ópera 1600s,Ópera França*,Le Concert Spirituel,



Médée Programme (ONP, 2024)
Programme avril 2024
BIBLIOTECA F

Leitura avril 2024

Sommaire:

Maintenant, je suis Médée, par Graham Sadler

Médée, la fin d'une tradition, par William Christie 

Sombres pulsions, par Laura Swift

Infanticide et sacrifice, par Anne Dufourmantelle

Médée et la résurgence du talion, par Peggy L'arrière

Livret

Portfolio



David et Jonathas (TCE, 2024)

Ópera de Marc-Antoine CHARPENTIER
Tragédie biblique H. 490 (1688)

IPHIGÉNIE EN TAURIDE (1696)

O ESPETÁCULO (TCE, 2024)

Paris 2024 TCE

Ópera (tragédie lyrique à la française) iniciada por Desmarest (1696) e terminada por Campra.

Foi criada na Académie Royale de musique em 1704.

Com Véronique Gens, Iphigénie

Reinoud Van Mechelen, Pylade

Thomas Dolié, Oreste

David Witczak, Thoas

Olivia Doray, Electre

Floriane Hasler, Diane

etc.

Hervé Niquet dirige a Orchestre et Chœur Le Concert Spirituel

LES CONTES D'HOFFMANN (1881)

O ESPETÁCULO (Opéra-Comique, 2025)
29.10.2025


O ESPETÁCULO (Bastille, 2023)
Ópera de Jacques Offenbach
Paris 2023 Bastille 4/5


Muita boa encenação de Robert Carsen para a obra-prima de Offenbach. Foi a primeira vez que vi esta ópera em cena. O primeiro ato é excelente, com o grande quadro de Olympia e a cena do bar, mas o segundo ato não chegou a interessar-me; a abertura e o final do terceiro ato são muito bons. Paris 11.2016 Bastille 4/5

DISCOTECA:
DISCOTECA
GRAVAÇÃO: 1948 INTÉRPRETES: André Cluytens, Orquestra e Coro da Opéra Comique de Paris CANTORES: Renée Doria, Raoul Jobin, Bourvil

Operetas de Offenbach & Wachs (2020)

Duas breves operetas francesas que foram um grande sucesso no século 19 são ressuscitadas num espetáculo divertido e ligeiro. Pelo menos uma canção, o dueto «Je suis alsacienne, je suis alsacien» fica de imediato no ouvido. Do compositor Frédéric Wachs vimos Un mari dans la serrure (1876), de Offenbach vimos Lischen et Fritzchen (1863). Dois únicos cantores asseguraram este espetáculo: a sensacional mezzo Adriana Bignagni e Damien Bigourdan, acompanhados pelo pianista Jean-Marc Fontana. Paris, março de 2020, Théâtre Marigny 3/5

Bérénice (1911)

Ópera de Albéric Magnard
Ópera de Marseille 2001
BIBLIOTECA

Le Tribut de Zamora (1881)

Ópera de Charles Gounod
Livro-CD duplo Palazzetto Bru Zane 2018
(Falta o CD1)
DISCOTECA

LES PÊCHEURS DE PERLES (1863)

Ópera de Bizet
DVD Dynamic 2004
DVDTECA
Marcello Viotti & Choeur et Orchestre de La Fenice 2004
Interprète Annick Massis  Yasu Nakajima  Luigi De Donato  Luca Grassi

CD duplo EMI 1988
Gravações de 1960 (Les Pêcheurs) e 1957 (Ivan IV)
DISCOTECA

LES PÊCHEURS DE PERLES (1978)
Ileana Cotrubas Alain Vanzo Guillermo Sarabia Roger Soyer, 
Chœurs et Orchestre du Théâtre National De L'Opéra Paris, Georges Prêtre 
2CD EMI 1990
DISCOTECA P

Zémire et Azor (1771)

Paris 2023 Opéra Comique 3.5/5
Programme Opéra-Comique
BIBLIOTECA
Leitura 2023 Paris 5/5