Ascanio in Alba (Mozart, 1771)
Mozart: Requiem (TCE, 2026)
LE MONDE - MOZART
2:Requiem/Krips
3:Clarinete/MartinFrost
4:Quartetos cordas/Leipziger
5&6:Figaro/Kleiber
7.Serenades 8:Sinfonias/Karajan/Kemp
10:Flauta/Bezaly
11&12.Don Giovanni/Giulini
13.Quintetos cordas/Imai
14.Musique religieuse/Maag
15.Concertos para Cor/Klemperer
16.Musique maconique/Kuhn
18.Airs de concert/Sieden
23:Violin Concertos/Zehtmair
24:Grandes Vozes Mozartianas
28:M.Câmara/Arion Trio
29/30.Flauta Magica/Bohm
IL RE PASTORE (1775)
DVD & Discoteca Die Zauberflöte (1791)
CONCERTOS 2017
LA CLEMENZA DI TITO (1791)
O ESPETÁCULO (TCE, 2017)
COSÌ FAN TUTTE (1790)
O ESPETÁCULO (Palais Garnier, 2024)
Artigo sobre Così fan Tutte
Così fan tutte à l’Opéra Garnier : Anne Teresa De Keersmaeker revisite Mozart
La chorégraphe belge mêle danse et chant dans une œuvre à la fois légère et profonde. "Così fan tutte", l'ultime oeuvre de Wolfgang Amadeus Mozart, enthousiasme le public. Article de Mohamed Berkani 06.2024
A l’heure de MeToo et des luttes féministes, le dernier opéra de Mozart peut sembler pour le moins anachronique. Hors contexte historique, Così fan tutte (Ainsi font-elles toutes) a des difficultés à habiter le présent. Les normes sociales ont évolué, le statut des femmes aussi. Le livret de Lorenzo da Ponte, écrit en 1789, peut paraître un peu poussiéreux. Mais, pour reprendre le titre, que font donc toutes les femmes ? Trahir, être infidèles. Ces mêmes femmes sont comparées, lors de la seizième scène, à des gallinacés. "Et (les aimables épousées) qu’à la manière des poules, elles soient prolifiques d’enfants, qui les égalent en beauté", entonne joyeusement le chœur.
Pour Anne Teresa De Keersmaeker, l'oeuvre est loin d'être sexiste. "Certaines féministes vilipendent cet opéra pour son supposé sexisme avec la même hargne que les moralisateurs du XIXe siècle. (...) Les deux interprétations -misogynie et excès de frivolité- témoignent à mon sens d'une lecture supercielle. Surtout d'une écoute superficielle. Prima la musica, dopo le parole. La musique d'abord, les paroles ensuite", écrit, dans le livret, la metteuse en scène et chorégraphe. Comment adapter cet opéra, donné pour la première fois à Vienne en 1790 ? C’est sur un plateau vide, un décor nu peint en blanc, qui évoque la froideur d’une clinique qu’Anne Teresa De Keersmaeker installe la trame. Les artistes évoluent dans cet espace intemporel. Dans la mise en scène de la chorégraphe belge, chaque personnage est doublé d’un danseur. Ainsi la danse prolonge le chant, l’espace vide est habité par la voix et le mouvement. Le corps devient langage. L’ultime opéra de Mozart, un marivaudage léger, prend une autre dimension. Que raconte Così fan tutte ? Pour leur troisième collaboration après Les Noces de Figaro et Don Giovanni, le librettiste Lorenzo Da Ponte et Wolfgang Amadeus Mozart se sont attelés à une œuvre plus légère qui questionne le désir et la trahison. La trahison côté féminin, car l’infidélité masculine n’est perçue que comme séduction. Ainsi, Don Alfonso, personnage cynique et blasé, veut convaincre deux jeunes officiers très amoureux que leurs fiancées sont, selon lui, comme toutes les autres femmes, soit infidèles. Pour les convaincre, il leur demande de se déguiser en riches Albanais pour séduire les deux sœurs. Le temps de changer de chemise, les voilà méconnaissables. Et, plus tard, ils redeviennent eux-mêmes en changeant, cette fois, de veste. Enthousiasme Ce mardi 18 juin, le public de l’Opéra Garnier tombe sous le charme de la performance des artistes. Les applaudissements sont francs et nourris tout au long du spectacle. Point d’orgue : le final du premier acte qui soulève littéralement un grand enthousiasme. L’orchestre enfiévré dirigé par Pablo Heras-Casado et la prestation de tous les chanteurs reçoivent une longue ovation. La soprano sud-coréenne Hera Hyesang Park, formidable en Despina espiègle et profonde, réussit à mettre le public de son côté à chaque apparition. Scène de "Così fan tutte" à l'Opéra Garnier avec les six interprètes lyriques et leurs doubles danseurs.
Sur scène, six interprètes, et donc douze avec leurs doubles en danseurs, mais aussi la musique qui a quitté la fosse pour occuper tout l’espace. Sa présence est palpable à chaque instant.
Direction musicale : Pablo Heras-Casado Mise en scène et chorégraphie : Anne Teresa De Keersmaeker Distribution : Vannina Santoni, Angela Brower, Hera Hyesang Park, Josh Lovell, Gordon Bintner, Paulo Szot, et les danseurs de la compagnie Rosas : Cynthia Loemij, Samantha van Wissen, Marie Goudot, Julien Monty, Michaël Pomero, Boštjan Antončič et Carlos Garbin.
O ESPETÁCULO (Palais Garnier, 2017)

Mozart: Piano Concertos Nos. 25 & 27 (Friedrich Gulda, & C. Abbado, 1976)
LE NOZZE DI FIGARO (1786)
CRÍTICA DE FORUM OPÉRA:
Au théâtre ce soir ? Stendhal aura su exprimer avec une indépassable évidence ce que chacun peut ressentir au fond de soi lorsqu’il écoute Mozart, et particulièrement les Noces de Figaro : « un mélange sublime d’esprit et de mélancolie, tel qu’il ne s’en trouve pas un second exemple. » De cet équilibre entre la comédie et le drame, entre le drôle et le grave, les metteurs en scène, depuis maintenant deux ou trois décennies, font souvent pencher la balance vers le plus sombre. Telle n’est pas la volonté de Netia Jones, qui insiste, dans ses notes d’intention reproduites dans le programme, sur la drôlerie de la pièce de Beaumarchais, que le livret de Da Ponte et la partition de Mozart ont voulu sublimer. Qui voudrait voir, dans ce retour proclamé aux racines théâtrales et à la nature comique de l’œuvre, l’annonce d’un spectacle virevoltant et virtuose pourrait néanmoins s’exposer à quelques désillusions. A priori, transposer l’action dans les coulisses d’un théâtre pendant les répétitions de la pièce de Beaumarchais n’avait pourtant rien d’un contresens : coiffeur et perruquier (profession somme toute assez voisine de celle barbier, qu’il exerça dans une autre vie …), Figaro s’apprête à convoler avec Susanna, la couturière, mais se heurte aux agissements libidineux d’un acteur poursuivant de ses assiduités toutes les femmes qui ont le malheur de passer devant sa loge. Actrice, elle aussi, la Comtesse Almaviva dissipe son ennui en collectionnant les bouquets de fleurs, tandis qu’on ne sait pas vraiment qui est Chérubin, mais un ado reste un ado, donc va pour le survêtement rouge et la casquette. Si le théâtre dans le théâtre n’a rien de très novateur, il bénéficie en l’espèce d’une scénographie chic à la Robert Carsen, autre grand amateur du procédé. Le problème, c’est qu’une fois le concept posé, il convient de le faire vivre. Or, c’est la vie qui manque ici. Alors que le vaste plateau de Garnier doit se contenter, pour son remplissage, des tics habituels que l’on retrouve aujourd’hui dans trois mises en scène sur quatre (doubles des personnages en projections vidéo, effeuillage régulier des protagonistes, etc.), l’inexplicable absence de direction d’acteur menace – un comble ! – de faire retomber jusqu’aux quiproquos les plus payants. Pas de huées aux saluts, car au fond tout cela reste élégant ; il n’empêche que nous quittons notre siège sans être certain que Netia Jones savait ce qu’elle voulait vraiment nous dire avec cette nouvelle production.
Souvent condamnés à l’immobilité, les chanteurs ne peuvent compter que sur leur propre charisme pour faire vivre leurs personnages. A ce petit jeu, Peter Mattei a des atouts vainqueurs : on pourrait entendre ce Comte encore cent fois sans se lasser une seconde de son extraordinaire magnétisme. Le crémeux inaltéré de la voix achève un portrait toujours aussi convaincant. Et puis Lea Desandre… « Voi che sapete » a beau avoir été interprété par toutes les chanteuses du monde, seule une petite poignée d’artistes a su dessiner un Cherubino totalement abouti. Il y a eu le raffinement de Sena Jurinac, la fraîcheur de la jeune Christa Ludwig, la sensibilité de Frederica von Stade. Aujourd’hui, il y a Lea Desandre, timbre d’ambre et engagement total qui font palpiter la moindre phrase. Luca Pisaroni demeure, en Figaro, une référence. Arrivé en castrophe pour remplacer Adam Palka (lui-même appelé en remplacement d’Ildebrando d’Arcangelo), il faut mettre sur le compte de ces circonstances inhabituelles les quelques décalages et les aigus blanchis entendus en début de soirée, tant il fait mieux que se rattraper par la suite, appuyé sur un instrument percutant et une incarnation toujours aussi forte. Anna El-Kashem, elle aussi remplaçante (de Ying Fang), pourrait évoquer, avec sa voix claire et son vibrato juvénile, un souvenir de Barbara Bonney ; mais le volume paraît bien confidentiel. La projection pose aussi quelques problèmes à Maria Bengtsson, pas toujours audible dans des ensembles, émouvante cependant dans un « Dove sono » sur le fil. Parmi des seconds rôles où l’on retient la jolie Barbarina de Kseniia Proshina et le Bartolo hargneux de James Creswell, Dorothea Röschmann fait une Marcellina de luxe, apportant à chaque réplique une connaissance intime, presque organique, de la ligne mozartienne.
Pour sa deuxième et dernière production de la saison, Gustavo Dudamel confirme son entente avec les musiciens de l’Opéra de Paris, nonobstant quelques décalages qui devraient se corriger d’eux-mêmes au fur et à mesure des représentations : sa direction les met en valeur à chaque instant, souligne mille détails, des sourires échangés par le hautbois et le basson dans « Sull’aria » aux grognements des cordes dans « Aprite un po’ quegli occhi », et veille les poings serrés à la progression dramatique, admirable dans le final du II. Les apports des lectures sur instruments d’époque sont bien loins ; pourtant, tout cela s’anime, respire, vit – le théâtre, ce soir, se trouvait dans la fosse !
Clément Taillia
O ESPETÁCULO (Publicis, 2015)
DISCOTECA 6:
Giulini/1961 (Diapason)
Solti/1981*
Ostman/1988exc
Haitink/1994(DVD)
BIBLIOTECA:
CONCERTOS 2023
Winterreise, de Schubert
Peter Mattei & David Fray, piano
Théâtre des Champs- Élyséen, 26 janvier 2023
Biblioteca MOZART
DON GIOVANNI (1787)
DIE ZAUBERFLÖTE (1791)
Die Zauberflote, com Nadine Sierra (Pamina), Stanislas de Barbeyrac (Tamino), Albina Shagimuratova (Rainha da Noite), Michael Volle (Papageno), Tobias Kehrer (Sarastro). Henrik Nánási (direção musical). Robert Carsen (mise en scène).
Programme Opéra National de Paris 1999
BIBLIOTECA
Sommaire:
Une cérémonie initiatique, por Jean e Brigitte Massin
Le premier opéra maçonnique, por H.C. Robbins Landon
Un royaume sans sujets, por Ivan Nagel
Le conte libérateur, por Rémy Stricker
Une oeuvre carctéristique de l'art allemand, por Teodor de Wyzewa e Georges de Saint-Foix.
















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